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L’oracle de Belline

Jeudi 28 juillet 2011

Elaboré, en 1865, par Edmond Billaudot, l’oracle de Belline fut nommé ainsi en hommage au célèbre voyant dont il porte le nom et auquel son créateur doit sa renommée. Composé de 49 cartes, divisées en sept groupes, portant un symbole les liant à la Lune, au Soleil, à Mercure, à Vénus, à Mars, à Jupiter et à Saturne, auxquelles viennent s’ajouter trois cartes représentant la clé et indiquant la possibilité d’exercer un choix : l’Etoile de l’homme représentant l’influence d’un homme, celle de la femme symbolisant, quant à elle, l’intervention d’une femme, tandis que la carte bleue dont l’utilisation reste facultative, offre l’opportunité d’un nouveau départ.

L’interprétation est alors réalisée au moyen d’un tirage de cinq cartes, disposées en croix, la première devant être placée à gauche de la personne chargée de l’interprétation et représentant l’aide qu’il est possible de trouver, tandis que la deuxième prend la place opposée pour mettre en évidence les difficultés à venir. Les deux cartes suivantes sont, à leur tour, déposées, à chaque extrémité, de l’axe vertical représentant respectivement le chemin à suivre et le résultat auquel celui-ci doit parvenir. La dernière carte tirée est ensuite installée au centre et synthétise l’ensemble de la prédiction.

Particulièrement efficace, puisqu’il aurait permis à Edmond Billaudot de prédire le succès qu’allait rencontrer Alexandre Dumas, l’oracle de Belline a fait l’objet d’un certain nombre d’ouvrages décrivant son fonctionnement. Afin de le remettre au goût du jour, une version plus récente, connue sous le nom d’horoscope de Belline, a également été éditée.

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Le channeling

Vendredi 15 juillet 2011

Le channeling, issu du terme anglo-saxon channel signifiant canal, désigne un procédé de communication, d’une autre dimension, entre un humain et un esprit. Appartenant pleinement au mouvement New Age, il s’applique à l’ensemble des pratiques développées aux Etats-Unis à partir des années 1980.

Descendant direct de la télépathie dite « éthérique », le channeling consiste, pour une personne, à se plonger dans un état de méditation lui permettant d’entrer en contact avec l’esprit et de transmettre les informations que celui-ci lui délivre. Pouvant être directs ou indirects, les messages reçus par ce procédé sont alors, dans le premier cas, prononcés ou écrits, tels qu’ils arrivent, par l’intermédiaire qui les réceptionne, ou doivent, dans le second, être décryptés, leur diffusion se faisant par le biais d’objets, à l’image des tables tournantes.

Le channeling, très populaire aux Etats-Unis, apparaît donc comme une forme de médiumnité, orientée vers les grandes questions métaphysiques et spirituelles, considérant que les informations ainsi perçues proviendraient d’êtres de lumière, dont le rôle serait d’accompagner les humains sur la voie de leur existence, en leur éclairant le chemin sans jamais les contraindre à quelque décision que ce soit.

Comme toutes ces pratiques, le channeling n’échappe pas aux critiques des scientifiques, qui considèrent que ces expériences réellement vécues ne sont autres que des états modifiés de la conscience, s’apparentant à des phases de sommeil paradoxal ou bien encore à des hallucinations, pouvant elles-mêmes être provoquées, comme le montre certaines expériences réalisées en laboratoire, par l’absorption de psychotropes ou par une entrée en méditation profonde altérant la conscience.

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Les tarots

Jeudi 14 juillet 2011

Prenant, à sa création, la forme d’un simple jeu de cartes, le tarot est devenu, depuis le XIIIe siècle, l’un des outils de prédilection des personnes pratiquant la cartomancie, pouvant utiliser la totalité des 78 cartes d’un jeu traditionnel ou bien seulement une partie, cette pratique rencontre un grand succès, depuis la fin du XVIIIe siècle, avec la rédaction d’ouvrages particulièrement marquants, tels que le Monde Primitif, écrit par Antoine Court de Gébelin.

Faisant généralement appel au jeu appelé Tarot de Marseille, la taromancie distingue deux catégories différentes de cartes, les atouts du jeu traditionnel étant alors qualifiés d’arcanes majeurs, tandis que les autres cartes sont, quant à elles, désignées par l’appellation d’arcanes mineurs, qu’il peut être possible d’utiliser indépendamment ou en combinaison, selon la forme d’interprétation choisie.

Pouvant obéir à une grande diversité de règles, la taromancie nécessite le tirage d’un nombre donné de cartes, dont la disposition et la signification varient en fonction de la méthode utilisée. Généralement constituée de quatre cartes placées en croix, cette pratique permet de cerner la personnalité du consultant, ainsi que son passé et son avenir, pour une approche plus précise des différentes cartes.

Souffrant d’une mauvaise image liée, en grande partie, aux pratiques de certains charlatans, ne possédant aucune connaissance particulière dans la lecture des cartes, la taromancie apparaît, pour une grande majorité de personnes, comme une pratique peu fiable, même si celle-ci a toutefois su conserver, au cours de son histoire, la confiance d’une partie du public qui continue de recourir à ce moyen pour prendre des décisions parfois importantes.

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L’horoscope

Jeudi 14 juillet 2011

L’horoscope, consistant dans l’interprétation de la carte du ciel, provient d’un terme grec signifiant « qui examine l’heure », correspondant généralement, dans le cadre de l’astrologie, à une naissance ou à un événement précis. Etablir un horoscope implique donc l’étude de la position des planètes pour en faire ensuite une lecture permettant de dégager une évolution en fonction des éléments ainsi acquis.

Pour obtenir quelque résultat que ce soit, il convient, tout d’abord, de définir la date et le lieu de l’événement, dont on souhaite connaître la survenue ou non, afin de pouvoir déterminer quelle sera, à ce moment-là, la position des astres par rapport à cet endroit de la Terre et ainsi émettre les prédictions les plus justes.

Autrefois réalisés par l’intermédiaire d’une table d’éphémérides, les calculs s’effectuent aujourd’hui au moyen de logiciels informatiques, rendant le travail d’autant plus facile et les interprétations toujours plus efficaces. La distinction entre les douze signes du zodiaque n’a pas non plus été immédiate et n’a été établie qu’à partir de l’an 10 après Jésus Christ, pour une utilisation plus répandue au IVe siècle, alors que l’astrologie remonte elle-même à la plus haute antiquité.

Bien que faisant l’objet de critiques incessantes, l’horoscope reste très apprécié des lecteurs de magazines et désormais des internautes, qui le consulte même, pour certains d’entre eux, de manière quotidienne et qui, même si beaucoup déclarent le prendre avec distance, y restent tout de même très attachés, quelques-uns avouant que les prédictions délivrées donnent le ton de leur journée.

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Les médiums

Samedi 9 juillet 2011

Utilisé, pour la première fois, au XIXe siècle, pour désigner les personnes dont la présence entraîne généralement des phénomènes inexplicables, le terme de médium a connu une grande évolution, sous l’influence de l’ouvrage, Le  Livre des Médiums, écrit par Allan Kardec, en 1861, dans lequel l’auteur opère une classification, en différentes catégories, selon les formes de manifestations observées.

C’est ainsi qu’il est courant, aujourd’hui, de distinguer 13 catégories de voyants, comprenant les médiums clairvoyants et les clairentendants, généralement les seuls à pouvoir percevoir les diverses manifestations ; les médiums guérisseurs et les christiques, pouvant utiliser leur don pour guérir ; les médiums à inspiration qui sont donc également écrivains ou peintres et qui utilisent leur don en se laissant guider pour éprouver des sentiments et réaliser leurs œuvres ; les médiums à table tournante, particulièrement répandus au XIXe siècle, ayant, quant à eux, la capacité de déplacer des objets à distance ; les médiums à planchette, se servant d’une planche de bois sur laquelle sont représentées les lettres de l’alphabet ; les médiums parlants, permettant aux esprits de prendre la parole par leur intermédiaire ; les médiums à matérialisation et à effet physique, dont la présence favorise l’apparition ou la production de phénomènes inexpliqués ; et les médiums psioniques, dont la faculté est la création d’anomalies temporelles.

Particulièrement présents dans certaines religions, tels que le vaudou, les médiums restent plus connus, en Occident, pour l’engouement qu’ils ont suscité au XIXe siècle, sous l’influence de la philosophie, avec l’émergence de la doctrine spirite, et pour leur rôle actuel.

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La sorcellerie

Vendredi 8 juillet 2011

Désignant une forme de magie particulière faisant appel aux forces de la nature, des astres et à certaines entités, la sorcellerie reste, dans la grande majorité des cultures, considérée de manière particulièrement négative, le judaïsme, le christianisme et l’islam, qualifiant ses pratiquants d’hérétiques et assimilant ceux-ci à des adorateurs du diable, justifiant, à quelques époques précises, une véritable chasse aux sorcières.

Ce terme est principalement utilisé pour désigner les rituels pratiqués dans le but d’influencer les énergies propres à une personne, à un lieu ou encore à un objet, et d’attirer, sur cette cible, certaines maladies, la malchance ou encore divers maux. Selon la croyance populaire, la sorcellerie reste généralement opposée à la magie blanche, dont le rôle est de contrer les effets.

Particulièrement marquée par des pratiques, comme le vaudou ou encore la nécromancie, la sorcellerie est entourée d’images particulièrement négatives, à l’image du célèbre personnage de conte, Faust, signant un pacte avec le diable, en vue d’acquérir des pouvoirs surnaturels.

Avec le retour de certaines religions païennes, la sorcellerie a suscité, au milieu du XXe siècle, un regain d’intérêt auprès du grand public, avec l’émergence notamment au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, et au Canada, de la Wicca, témoignant d’un certain changement de vision à l’égard de la sorcellerie.

Ayant frappé très fortement l’imaginaire populaire, la sorcellerie reste un élément important pour un grand nombre d’ouvrages littéraires et cinématographiques, qui contribuent, par leur action, à réhabiliter une activité mal comprise, grâce notamment à des œuvres telles que Harry Potter.

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Le surnaturel

Dimanche 3 juillet 2011

Se distinguant du paranormal, par sa dimension mystique, le surnaturel réunit l’ensemble des phénomènes qui se produisent sans que les circonstances de ces événements ne puissent trouver d’explication rationnelle ; les seules réponses apportées alors évoquant des interventions divines ou démoniaques, ou bien encore celles d’esprits ou de pratiques magiques.

Considérant que tous les principes régissant la Nature peuvent faire l’objet d’un classement scientifique, toutes les actions se produisant, en dehors de ce cadre, sont donc considérées comme surnaturelles. Mais, contrairement au paranormal, le surnaturel ne se compose que de phénomènes impossibles à reproduire malgré la réunion de l’ensemble des éléments rassemblés lors de leur survenue.

Evoluant en même temps que la science, cette notion de surnaturel est plutôt moderne et tend à s’étendre au fil des ans ; ne revêtant qu’un caractère purement religieux au Moyen-Age, avec la sorcellerie, elle touche ensuite, au XIXe siècle, à l’électromagnétisme, suite à l’apparition de l’hypnose, et, au siècle suivant, à l’exploration spatiale, du fait du regain d’intérêt pour l’astrologie.

N’obéissant à aucune loi spécifique, le surnaturel inspire toutefois beaucoup la création artistique fantastique et reste, dans ce cadre-là, très codifié ; un vampire étant, par exemple, toujours représenté avec de longues canines, vivant la nuit et craignant le jour, et démontrant également une certaine aversion pour l’ail.

Le surnaturel ne se retrouve pas uniquement dans des êtres mais aussi dans des objets, tels que la pierre philosophale, dans des communications extra-sensorielles, à l’image de la télépathie, et dans des pouvoirs, comme ceux que détiennent notamment les médiums.

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La télépathie

Vendredi 1 juillet 2011

Créé, par Frederic William Henry Myers, en 1882, le terme de télépathie, dérivé du grec telos qualifiant le but et de patheia désignant ce que l’on éprouve, est utilisé pour faire référence à un échange, entre deux personnes, sans que celles-ci ne recourent aux moyens de communication connus. Faisant partie du domaine de la perception extra-sensorielle, elle est souvent vue comme une forme moins développée de précognition.

Ayant fait l’objet de nombreuses études, de la part notamment de la Society for Psychical Research de Cambridge, la télépathie reste un mystère pour un grand nombre de scientifiques, malgré un nombre de protocoles mis en œuvre particulièrement importants ; quelques spécialistes allant même jusqu’à considérer la télépathie comme l’un des symptômes de la schizophrénie, dans la mesure où certains patients, atteints de cette pathologie, ont, en effet, avancé que les voix qu’ils entendaient provenaient de la projection des pensées de certains télépathes mal intentionnés.

Malgré l’absence de preuves scientifiques de l’existence de la télépathie, celle-ci continue de fasciner, c’est pourquoi un grand nombre d’auteurs de science-fiction la mettent en scène par le biais leurs personnages, à l’image de Danny dans le roman, intitulé Shining, de Stephen King, ou encore des guerriers Jedi de La Guerre des Etoiles.

Souvent associée au développement de certaines zones du cerveau, la télépathie constitue, selon certaines personnes, la prochaine grande évolution que devrait connaître l’humanité, celle-ci pouvant y être, par exemple, opérée à l’aide du développement des nouvelles technologies de communication, pour les tenants de la télépathie synthétique, pour qui il ne fait, aucun doute, que d’autres moyens d’échange vont apparaître.

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Le karma

Jeudi 30 juin 2011

Issu d’un terme sanscrit, le mot karma est utilisé dans différentes religions orientales, où il sert à désigner le cycle des causes et des conséquences liées à l’existence, représentant ainsi la somme des événements qu’un individu a vécu, vit ou vivra. Pour les religions ayant intégré le concept de réincarnation, le karma reste lié à la personne et se répète alors dans chacune de ses vies.

Présent dans l’hindouisme, où la mort s’apparente à un changement de vêtements, l’âme changeant de corps, le karma y est, quant à lui, constitué de la vie passée et donne, à son tour, une orientation à la vie actuelle ; les bonnes actions semées avant permettant ensuite de récolter les fruits de celles-ci.

Dans le bouddhisme, le karma se fonde également sur les agissements de la personne, produits aussi bien par le corps, la parole que l’esprit, et apportant ainsi, lorsque ceux-ci sont effectués, de manière désintéressée, un karma positif, mais devenant négatif, dès lors que quelque chose est attendu en retour, avec, à chaque fois, une renaissance dans un nouveau monde en accord avec les actes préalablement accomplis.

Se rapprochant de cette conception, le jaïnisme ne considère pas seulement le karma du point de vue de l’action, puisque l’état d’esprit poussant à sa réalisation entre également en ligne de compte, ses pratiquants devant limiter toute violence intentionnelle par quelque moyen que ce soit.

En Occident, la Kabbale n’envisage pas le karma comme un poids hérité de ses vies précédentes, mais bien comme une série de défis que la personne a elle-même choisis de se lancer avant de naître, l’objectif de la vie étant de parvenir à les relever.

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La radiesthésie

Jeudi 30 juin 2011

Définie, par l’abbé Bouly, comme le don de trouver, à l’aide d’un pendule ou d’une baguette, quelque chose qui reste imperceptible, la rhabdomancie est aujourd’hui désignée sous le terme de radiesthésie, lui-même composé des mots latins radius et aisthêsis signifiant rayon des sensibilités.

Pouvant être pratiquée à l’aide d’un pendule, constitué d’une masse accrochée au bout d’un fil, d’une baguette, formé de deux branches de 30 cm de long reliées entre elles par l’une de leurs extrémités, ou encore d’une antenne de Lecher, et pouvant faire appel à des témoins, la radiesthésie connaît désormais un champ d’application particulièrement étendu.

Utilisée en sorcellerie, celle-ci permet alors de désigner l’emplacement de sources d’eau, tandis qu’en géobiologie, elle détecte les perturbations liées à la présence de cours d’eau souterrains ou encore de gisements de minerai. Sollicitée dans le cadre de la recherche de personnes disparues, la radiesthésie a également fait l’objet, à ce titre, d’une forte médiatisation à l’occasion de certaines grandes réussites notamment.

Soumise à différentes études, menées principalement au cours des années 1980, la radiesthésie n’a jamais trouvé, auprès de la communauté scientifique, un réel soutien, certaines enquêtes révélant même l’absence de résultats probants. Ceci n’a toutefois pas empêché une grande partie du public, au premier rang duquel figure Charles Richet, Prix Nobel 1913, qui déclarait alors : « Nous devons accepter la radiesthésie comme un fait », de continuer à lui accorder une certaine importance. C’est ainsi que, aujourd’hui encore, la plupart des personnes qui en ont besoin n’hésitent pas à faire appel aux radiesthésistes, pour rechercher des sources d’eau ou encore des êtres disparus.

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