Elaboré, en 1865, par Edmond Billaudot, l’oracle de Belline fut nommé ainsi en hommage au célèbre voyant dont il porte le nom et auquel son créateur doit sa renommée. Composé de 49 cartes, divisées en sept groupes, portant un symbole les liant à la Lune, au Soleil, à Mercure, à Vénus, à Mars, à Jupiter et à Saturne, auxquelles viennent s’ajouter trois cartes représentant la clé et indiquant la possibilité d’exercer un choix : l’Etoile de l’homme représentant l’influence d’un homme, celle de la femme symbolisant, quant à elle, l’intervention d’une femme, tandis que la carte bleue dont l’utilisation reste facultative, offre l’opportunité d’un nouveau départ.
L’interprétation est alors réalisée au moyen d’un tirage de cinq cartes, disposées en croix, la première devant être placée à gauche de la personne chargée de l’interprétation et représentant l’aide qu’il est possible de trouver, tandis que la deuxième prend la place opposée pour mettre en évidence les difficultés à venir. Les deux cartes suivantes sont, à leur tour, déposées, à chaque extrémité, de l’axe vertical représentant respectivement le chemin à suivre et le résultat auquel celui-ci doit parvenir. La dernière carte tirée est ensuite installée au centre et synthétise l’ensemble de la prédiction.
Particulièrement efficace, puisqu’il aurait permis à Edmond Billaudot de prédire le succès qu’allait rencontrer Alexandre Dumas, l’oracle de Belline a fait l’objet d’un certain nombre d’ouvrages décrivant son fonctionnement. Afin de le remettre au goût du jour, une version plus récente, connue sous le nom d’horoscope de Belline, a également été éditée.



