Dérivé des termes grecs necros, signifiant mort, et manteia, désignant la divination, le terme nécromancie fait aujourd’hui référence au don qu’aurait certaines personnes de pouvoir communiquer avec des êtres décédés. Consistant, selon la croyance populaire, dans la pratique de la « magie noire », par l’utilisation de cadavres, ce type de divination aurait été particulièrement utilisée par les peuples perses, chaldéens ou encore babyloniens, il est même possible de trouver des traces de telles pratiques dans l’Odyssée d’Homère ou encore dans la mythologie nordique.
Souvent associée donc à la magie noire, la pratique de la nécromancie a très rapidement représenté le Mal, raison pour laquelle la Bible elle-même la condamne. Cette vision de la nécromancie se poursuivant au cours des siècles, Robert Fludd la décrivait alors, au XVIIIe siècle, comme un « commerce diabolique avec des esprits impurs, à travers des rites emplis de curiosité criminelle, des chansons et des invocations sacrilèges et l’évocation des âmes des morts ». Certains grands personnages, tels que Léonard de Vinci, étaient même accusés de s’y adonner.
Aujourd’hui pratiquée lors de séances de channelling ou de spiritisme, durant lesquelles les participants questionnent l’esprit invoqué sur des événements futurs, la nécromancie conserve toujours une image sulfureuse, comme en témoignent les nombreux ouvrages de science-fiction, les films ou encore les jeux vidéo, faisant intervenir des personnages pratiquant cet art particulièrement controversé, bien souvent, dans le but de ressusciter les morts et non plus seulement d’ouvrir un dialogue, avec eux, afin de connaître l’avenir.




