L’Egypte a toujours montré un intérêt particulier pour tout ce qui a trait au mysticisme. Le tarot égyptien, art divinatoire parmi de nombreux autres, s’inscrit donc dans cette tradition, où les symboles apparaissent comme des moyens d’accéder à la connaissance, les images étant chargées de significations.
Composé de 80 cartes, qualifiées aussi de lames, appartenant à trois catégories distinctes : dieux, hiéroglyphes et idéogrammes, dont le graphisme reste semblable à celui retrouvé sur les fresques des temples de l’Egypte Ancienne, ce jeu de tarot ludique mentionne, sur chacun des éléments qui le composent, le nom de l’image représentée ainsi que la notion à laquelle il renvoie, le Sphinx étant, par exemple, associé à la résolution d’énigmes, tandis que Anubis apparaît comme un guide et comme un juge, l’aigle faisant, pour sa part, référence à l’origine, à la lumière et au père.
Tous les thèmes du quotidien sont abordés dans le tarot égyptien, depuis la santé jusqu’à l’amour en passant par l’argent, l’interprétation de ces cartes requiert toutefois une certaine expérience et une bonne connaissance de l’égyptologie pour pouvoir fournir les meilleures indications possibles sur les événements à venir ainsi que sur la façon la plus appropriée de les aborder.
Remontant à l’époque de Ptolémée, astrologue grec qui s’installa à Alexandrie, ce jeu de tarot s’est largement répandu autour de la Méditerranée, grâce aux Gitans notamment, et est, sans doute, à l’origine du Tarot de Marseille, beaucoup plus utilisé aujourd’hui, celui-ci connaissant même un nouvel essor à l’heure actuelle.




