Les tarots divinatoires se composent généralement de deux types de cartes différentes, les arcanes majeurs, représentés par les atouts, et les arcanes mineurs, c’est-à-dire l’ensemble des autres cartes. Au nombre de 21, dans le Tarot de Marseille, auquel vient s’ajouter le Fou, les arcanes majeurs sont ensuite complétés par 56 arcanes mineurs. Le tirage de dix de ces cartes permet alors, en tarologie, de situer le consultant dans le contexte dans lequel il se trouve et de l’aider dans ses choix futurs, en tenant compte aussi bien des sentiments de ce dernier que de ceux de son entourage.
Faisant référence à une notion bien spécifique, chaque arcane majeur prend un sens bien particulier ; c’est ainsi, par exemple, que le Bateleur, qui porte le numéro I et qui représente un magicien, apparaît comme le symbole d’une certaine inventivité, voire d’un renouveau, tandis que le numéro XIII, l’arcane sans nom, sur lequel figure généralement un squelette muni d’une faux, est associé à la mort, raison pour laquelle aucune désignation ne lui a été attribuée, celle-ci tendant, sans doute, dans la symbolique, à lui donner vie. Certains, à l’image de la Lune, dont le numéro est le XVIII, peuvent aussi prendre un sens différent selon que le tirage est positif, celle-ci représentant alors l’imagination et la réflexion, ou négatif, évoquant, cette fois-ci, la jalousie et la tromperie.
Malgré leur nom, les arcanes mineurs jouent un rôle tout aussi essentiel puisqu’ils permettent d’apporter un maximum de précisions à l’interprétation des arcanes majeurs, même s’il reste toutefois préférable de ne pas les utiliser lorsque la personne qui en fait la lecture n’est pas suffisamment expérimentée, ceux-ci pouvant, à l’inverse, ajouter de la confusion.




